dimanche 16 décembre 2012

Quand les vieux livres nous livrent des secrets...

Ce qui m'a tout d'abord poussé à faire de la généalogie, c'est mon goût pour l'Histoire. En effet, en remontant progressivement les générations successives, on peut approfondir, de façon ludique, toutes les grandes périodes de l'Histoire de France.
 
Cependant, après quelques années, le goût de l'Histoire est très vite dépassé par le goût de l'enquête. En effet, la généalogie, c'est aussi élucider des mystères et rechercher des explications à partir d'infimes traces laissées par nos prédécesseurs ...
 
J'adore flâner dans les vieux livres de la bibilothèque familiale... On retrouve parfois, au détour des pages des divers ouvrages, des notes, des lettres ou bien des petites annotations croustillantes laissées par nos ancêtres.
 
Parmi ces livres, j'ai découvert, en tête de page d'une vieille édition des oeuvres de Jean-Jacques ROUSSEAU, une lettre de celui-ci au peintre Maurice Quentin DE LA TOUR.
 
Signature de J.J. Rousseau
 
Le texte est le suivant :
 
« A Mottiers, le 14 octobre 1764 :
Oui, Monsieur, j’accepte encore mon second portrait. Vous savez que j’ai fait du premier un usage aussi honorable à vous qu’à moi, et bien précieux à mon coeur. Monsieur le Maréchal de Luxembourg daigna l’accepter : Madame la Maréchale a daigné le recueillir. Ce monument de votre amitié, de votre générosité, de vos rares talents, occupe une place digne de la main dont il est sorti. J’en destine au second une plus humble, mais dont le même sentiment a fait choix. Il ne me quittera point, Monsieur, cet admirable portrait qui me rend en quelque façon l’original respectable : il sera sous mes yeux chaque jour de ma vie : il parlera sans cesse à mon coeur : il sera transmis après moi dans ma famille, et ce qui me flatte le plus dans cette idée est qu’on s’y souviendra toujours de notre amitié. »
 
Lettre de J.J. Rousseau à Maurice Quentin de La Tour, 1764
 
Cette lettre concerne le portrait le plus connu de Jean-Jacques ROUSSEAU (voir image ci-dessous).
 
Portrait de Jean-Jacques Rousseau peint par La Tour
 
Comment cette lettre est-elle parvenue jusqu'à ma famille ? Est-ce un original ? Est-ce une copie ? Mystère et boule de gomme ....



Autre lettre trouvée par hasard dans des livres de messe, cette fois-ci de la part de la comtesse de Paris, qui, lors de ses dernières volontés, n'oublia pas une arrière-grande-tante, Noémie de RAVINEL, gouvernante des princesses Isabelle et Louise d'Orléans. Voir l'article sur ce sujet.






Enfin, pour terminer sur ce sujet, retrouvée dans un livre religieux, une touchante annotation d'Etienne-Augustin CHARMEIL, un de mes ancêtres, magistrat dauphinois du 19ème siècle, à l'attention de sa fille Octavie. Voir l'article sur ce sujet.



"Donné ce livre à ma fille Octavie le 17 mai 1881.
J'avais alors 84 ans et la pensée d'une séparation prochaine faisait le tourment de ma vie.
Que Dieu nous réunissent bien tous dans un monde meilleur !"


En conclusion, les bibliothèques et ses vieux livres sont plus beaucoup riches de souvenirs que ce que l'on pourrait penser au premier abord ...
 

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